Macédoine : histoire
Englobée de 893 à 927 dans l’empire bulgare de Siméon (sauf sa capitale Salonique), la Macédoine revient à l’Empire Byzantin vers 1015.
Le Souverain serbe Stefan Milutin s’en empare à son tour en 1284. Elle restera serbe jusqu’en 1371 et la défaite de Vukašin Mrnjavčević lors de la bataille de la Maritza. Dans un premier temps Marko Kraljević la gouvernera sous l’autorité des Turcs, puis les Turcs ottomans l’occupent seuls jusqu’en 1912. Pour eux, pendant cinq siècles, tout l’ouest de l’actuelle Macédoine était le Kosovo du Sud, celui-ci a été partitionné par la Fédération Yougoslave. C’était pendant l’Empire Ottoman le Vilayet (ou région administrative ) de Shkup (Skopje : actuelle capitale de la Macédoine). Tandis que le sud de la Macédoine était une partie du Vilayet de Manastir (dont le nom albanais a été modifié en Bitola par les yougoslaves). C’est d’ailleurs à Manastir qu’a été choisi l’alphabet de la langue albanaise. C’est pour ces raisons que les Albanais en Macédoine sont une importante minorité. Ceux-ci sont sur leurs terres ancestrales.
En 1913 la Serbie, la Bulgarie et la Grèce, qui revendiquaient chacune la Macédoine (dont la population était alors fort bigarrée) chassent les Turcs et se partagent le pays. Après la première guerre mondiale, la Serbie est intégrée au nouvel État devant réunir les populations slaves de la région : la Yougoslavie.
Au cours du 20e siècle la Yougoslavie devient une fédération, au sein de laquelle la république de Macédoine est une composante indépendante de la république de Serbie.
Avec la fin de la Yougoslavie, en 1991, les dirigeants de la République de Macédoine — qui vient de gagner son indépendance — cherchent une identité locale forte qui évite leur absorption par la Bulgarie (le parler slave de Macédoine est très proche du bulgare) ou par l’Albanie (le district de Tetovo, au nord-ouest, est peuplé d’Albanais). Pour cela, non seulement ils conservent le nom Macédoine, mais ils adoptent les emblèmes de la Macédoine antique (”Soleil de Vergina” dans la tombe de Philippe II). La Grèce conteste cette appropriation d’un passé grec bien antérieur aux Slaves, et cette dénomination. Diverses dénominations sont proposées : « Vardarie » (du nom du principal fleuve du pays), « Macédoslavie », « Macédoslavonie », « Nouvelle Macédoine » ou encore « Slavomacédoine », mais les dirigeants macédoniens refusent tout nom où ne figurerait pas le radical « Macédo » et les Grecs, tout nom où il figure.
En l’absence de compromis, la plupart des organisations internationales et des États étrangers appellent officiellement ce pays par son nom constitutionnel : République de Macédoine. Seule la Grèce et ses alliés, dans les relations officielles, appellent le pays par l’acronyme ARYM (Ancienne République yougoslave de Macédoine). L’acronyme anglais est FYROM (Former Yugoslav Republic of Macedonia). Il est toutefois fait largement usage, par commodité, dans les textes moins officiels (communiqués, liens de navigation des sites des ministères des Affaires étrangères) des termes Macédoine et République de Macédoine. 113 pays dans le monde utilisent le nom constitutionnel (« République de Macédoine ») et reconnaissent officiellement le nom “Macédoine”. Parmi ceux-ci : la Turquie, les États-Unis d’Amérique, la Russie, la Pologne, la Slovénie, la Chine et la Bulgarie ont reconnu unilatéralement le nom de « République de Macédoine » ; les États-Unis en novembre 2004 en remerciement du soutien accordé à la guerre au Kosovo.
La Grèce craint que si le nom « République de Macédoine » est utilisé, la Macédoine pourrait nourrir des prétentions territoriales vis-à-vis de la province grecque de Macédoine. Cependant l’amendement 2 de la constitution macédonienne interdit à l’État macédonien d’envahir d’autres territoires.
Lors du sommet de l’OTAN à Bucarest en avril 2008, alors que l’Albanie et la Croatie ont été officiellement invitées à rejoindre l’organisation, la candidature de la Macédoine n’a pas été acceptée suite au veto de la Grèce. Le secrétaire général de l’OTAN a déclaré que le pays sera le bienvenu lorsqu’il aura réglé le problème de son nom officiel (Macédoine) que la Grèce refuse toujours de reconnaître.
Source : Wikipedia










